jeudi 15 octobre 2009

Salle de Bain Dragon













Début Juillet début des travaux.






"Je suis dans les travaux jusqu’au bout des articulations des doigts qui me font mal le soir quand je me couche.
J’avais pensé que je ne recommencerais plus de ma vie qui diminue des travaux de cette envergure que je n’aime pas contrairement à ce que l’on pourrait croire.
C’est un sacré chantier dans l’appartement, il y a des draps et des tissus qui protègent tous les meubles de la poussière, ce qui n’empêche pas les dépôts et l’incrustation. La poussière c’est à cause des trous qu’il faut creuser pour refaire notre système électrique qui date de mathusalem.
Et aussi et surtout, notre salle de bain est vétuste avec sa belle baignoire que je garde, mais j’isole mieux le plafond, j’y fais une autre fenêtre moins hublot au perfo et une ventilation qui nous évitera d’avoir des moisissures sur le plafond.
Toutes ces catastrophes occupent d’autant plus que les canalisations d’arrivée et de départ des eaux étaient incertaines ; il a donc fallu creuser profond et large.
On prend les douches chez notre voisin Gilémon.
Il n’est guère d’actualité d’héberger des Hôtes cet été comme les autres années.
Je travaille déjà toute l’année comme un forcené et je remets cela cet été, ça me déprime un peu. Bon, ce n’est pas du travail de même catégorie, mais je préférerais m’occuper de Malili quand elle est de bonne humeur ce qui n’était pas le cas ce matin quand j’ai voulu l’amener avec moi acheter du plâtre et du ciment à l’aube… Mais la plupart du temps, elle est trop adorable espiègle, tonique, chiante avec toujours l’envie de faire quelque chose et notamment de manger des fruits rouges. C’est la saison des groseilles pour nous. Beignets et confiture, on s’en met plein la lampe, et on cueille entre deux orages.
Tiens, je parle du temps, mais je ne le vois pas puisque je suis dans ma salle de bain complètement cassée huit heures par jour avec quelquefois de l’aide et souvent non.
Ma solitude d’ouvrier me permet de méditer sur mon sort de presque retraité qui a encore un mois pour décider avant de prendre la véritable décision irréversible en septembre pour juin 2010.


Je suis donc assez bref parce que je dois aller me coucher de bonne heure et cauchemarder de voûte de salle de bain, d’isolation, de carrelage et de robinets…
À bientôt pour d’autres aventures plus artistiques de maçon, de plâtrier et de carreleur.

Gilbert."

Début septembre 2009, c'est fini.



































"Bravo pour la salle de bain qui mérite d'être arrosée au Corton Charlemagne en mars prochain."
Anne.

Elle n'est pas encore finie!
J'ai enfoncé un caddie de super market dans le mur et je dois encore peindre la queue du dragon ces-jours-ci.
L'éclairage aussi est encore à faire, c'est Philippe qui me prépare ces vieilles lampes de salle de sciences de lycée.
Un globe de lampe s'enfonce dans le mur comme le caddie...
Les petites mosaïques de mon époque Gaudi s'opposent aux gros carrelages blancs de 20X20 Reynaud.





















jeudi 3 septembre 2009

Journée du Patrimoine: dimanche 20 septembre 2009

























Cliquez pour agrandir les images s'il vous plaît.


Nous organiserons une visite guidée du Prieuré d'Hérival à 14h 30 le dimanche 20 septembre 2009, journée du Patrimoine.
Cette visite durera deux heures, elle débutera à 14h3O précises, mais la visite peut être libre et courte pour ceux qui le souhaitent.
Notez bien que les journées du patrimoine se déroulent le samedi 19 et le dimanche 20, mais nous, nous n’ouvrons les portes que le dimanche 20 et seulement de 14h30 à 17hoo.




Le programme de la visite guidée;

- Une balade sur le site archéologique pour repérer les emplacements des différents bâtiments disparus.
- La montée à l'étage du Logis des Hôtes jusqu'à la corpulente charpente.
- L'ouverture de l'armoire au squelette des Fleurot rebouteux au Val d’Ajol.
- Commentaires sur l’histoire et l’architecture.
- Nous répondrons à vos questions.


La visite sera assurée par Monique et Gilbert Villemin habitants du Prieuré d'Hérival depuis 1971.
Pour les commentaires, nous suivons de très près les textes historiques du bénédictin Dom Galli.

S’il pleut ce jour-là, la visite est maintenue mais écourtée, mais vous pourriez aussi consulter le blog du Prieuré d’Hérival bien à l’abri chez vous devant l’écran de votre ordinateur.
http://leprieuredherival.blogspot.com/


Monique et Gilbert Villemin.

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IL y a deux possibilités pour arriver chez nous.
Voici la dernière carte trouvée sur google map..





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Lundi 21 septembre 2009 à Hérival.



Journée du Patrimoine sans les Moines.


Il devrait y avoir trois ou quatre Journées Patrimoine au cours de l’année pour contenter tous ceux qui veulent connaître l’histoire du Prieuré d’Hérival.
Il y avait beaucoup trop de monde ce dimanche.
Deux cents personnes ont foulé le site archéologique du Prieuré d’Hérival.
Tout le monde ne pouvait pas entendre les explications historiques et archéologiques de Monique et de Gilbert Villemin les propriétaires des lieux.
Certains ont dû repartir déçus puisqu’il fallait presque jouer des coudes pour rester à portée de la voix de l’orateur.
Quelques personnes ont exprimé leur mécontentement ; « C’est exagéré de faire une porte ouverte avec si peu de choses à montrer ! »
Mais il y avait tant à écouter.
C’est vrai qu’il n’y a plus beaucoup de choses à voir dans cette vallée.
Seulement le Logis des Hôtes et un grand plateau vide sur lequel avant la Révolution s’érigeait une belle église gothique, un bâtiment d’habitation imposant et un cloître.
Dans ce Logis des hôtes, il y a « Le squelette » ayant appartenu à la célèbre famille des Fleurot. Il y a aussi deux pièces aux beaux plafonds à la Française, une chambre aux alcôves, c’est peu, ce n’est pas le palais abbatial de Remiremont, c’est vrai.
Il a fallu beaucoup d’imagination aux visiteurs pour apprécier la qualité du site d’Hérival puisqu’il ne reste presque rien. Mais ceux qui ont eu la capacité de se projeter au XIVè siècle ont apprécié l’esprit des moines qui souffle encore sur la naissance de la vallée de la Combeauté.

Même avec ce qui reste du prieuré, il est possible de se remémorer la grandeur du lieu et son pouvoir d’évocation.
Voici ce qu’en dit Théophile Gautier en 1860, il n’y avait déjà plus les bâtiments.
« Quel plaisir de rêver nonchalamment au milieu de ce délicieux paysage, loin des importuns, dans une solitude dont le silence n’est troublé que par les oiseux et les abeilles.
Oh quelle douce vie on mènerait au sein de cette calme retraite !
(…)Il semble que le malheur ne vous trouverait jamais dans cet asile obscur et paisible…
(…) Tout a enchanté votre regard, et vous voyez à regret le soleil disparaître derrière la montagne ; vous en voulez à la nuit d’abaisser sitôt son voile sur toutes ces merveilles. »
Il est probable que la plupart des visiteurs ont ressenti ces impressions.
Ils y reviendront pour une promenade, en solitaire cette fois, ils auront l’histoire de ces sept siècles de présence des moines en mémoire, cela les guidera.

L’an prochain il faudra peut-être prévoir une inscription à numerus clausus ou former quatre ou cinq guides supplémentaires du Prieuré d’Hérival?

Gilbert Villemin.




Agrandissez cette photo elle est unique.
Elle est de Nelly et Césare.


















jeudi 2 juillet 2009

Cucaracha VIII au Mausolée, le résumé.





















Chers complices spectateurs remerciés et chers amis sincèrement regrettés,


Cucaracha VIII à Hérival,

On a beau être fou de théâtre, la grisaille du samedi a refroidi plus d’un spectateur.
Les moustiques eux ont bien joué de leurs zèles, mais ils sont restés sur place, toutes aiguilles dedans, subjuguée par les chants italiens, la pizza et les spaghettis d’Eduardo de Filippo, le grand écrivain Napolitain.
Le dimanche des cumulus, mais on a eu le beau temps de Naples !
Peut-être pas tout de même, mais Naples transposée pour deux jours dans la vallée des moines du Prieuré d’Hérival par la troupe de Charlet Théâtre.
Naples dans cette vallée sâonoise ?
Les esprits des moines ne les attendaient pas.
Nous, Monique et Gilbert Villemin, nous attendions quelques troupes d’Argentine, mais cette année les gros travaux au collège Charlet en décidèrent autrement. C’est le chantier au collège, la troupe n’a plus temporairement de salle pour répéter et accueillir.



Pour débuter, un magicien Chinois a installé sa roulotte sous le porche du Prieuré ; il a fait apparaître des vessies pour des lanternes, il a changé de l’eau en encre, a transformé une colombe en poulet. Rien ne s’est passé comme convenu parce que le spectateur qui était de mèche avec le presdidi… le prestidi… avec l’illusionniste était véreux.
Nous, elle nous a bien fait rire cette farce d’Eduardo.
Puis on est allé au cinéma pour un quart d’heure dans le Logis des Hôtes avant de déambuler jusqu’au bout de la grande clairière d’Hérival déboisée par les moines au XIVème siècle.




Nous avons marché 500 mètres avec des surprises agréables sur le chemin et pour commencer des chants de femmes qui venaient de la forêt d’en face, mais on ne voyait personne. Des belles filles ont surgi de derrière les meules de bois. Elles chantaient en italien en chœur et en rigolant bien avec leurs cheveux au vent, c’était beau à voir et à attendre.
Il y a encore eu deux ou trois surprises différentes et ensuite on a assisté à une répétition de théâtre ratée, mais bien ratée, si bien ratée que l’on a tous applaudi tant c’était bien loupé… Cette répétition loupée était encore une pièce de notre Eduardo de Filippo. C’est lui qui a filé tout le festival de la Cucaracha cette année ! Les comédiens sont même allés voir sa maison à Naples à Pâques pour être bien dans le bain.

Puis, tous les spectateurs ont récupéré du bois mort et sec en fagot pour faire une spirale au sol. Comme elle ne mesurait que douze mètres de cercles, on l’a rallongée avec les corps de tous les spectateurs qui se sont allongés comme des fagots, c’était beau tous ces corps entrelacés.
Puis on a mis le feu à la spirale en bois.
Et cette fois encore il y a eu du texte qui a crépité, on avait l’impression d’être pas bien loin de Vésuve.
Le soir, tout le monde s’est rendu à Remiremont chez un préfet qui perd les pédales de scènes en scènes jusqu’à ne plus savoir s’il a en face de lui des comédiens ou de véritables personnalités. Un texte sévère et hilarant de deux heures qui déboussole.


Le mardi 3 juin 2009 Hérival.

Monique et Gilbert Villemin.















samedi 6 juin 2009

Cucaracha VIII au Mausolée

VIIIème FESTIVAL DE LA CUCARACHA

À REMIREMONT et au PRIEURE D’HERIVAL.





Samedi 27 & Dimanche 28 juin 2009.

•de 14h30 à 17h30
Au Prieuré d’Hérival (Le Val d’Ajol)
- Charlet Théâtre joue Sik-Sik, le magicien.
- La Main, court métrage de Tristan Bordmann.
- Animations diverses et découverte du site (dimanche: surprise en spirale...)

•18h30: La Considération des Possibles, danse contemporaine, par la compagnie L’IDIOME EST LA.
REMIREMONT, Centre Culturel , entrée libre, durée 1h.


•21h00:
L’Art de la Comédie, CHARLET THEATRE joue Eduardo de Filippo, durée 2h.
REMIREMONT, Espace du Volontaire.

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Pass’festival: tous les spectacles de Charlet Théâtre: 10€, 7€ étudiant - Tarif unique. Adhérents: entrée gratuite.
Tél. contact et renseignements 06.19.80.51.95/ 06.82.21.10.41/ 06.88.12.48.76


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Pour la représentation de trois quart d'heure, les spectateurs auront à se déplacer à pied jusqu'à cette construction en pierre située à 400 mètres du Prieuré.
Pour la représentation de deux heures il faudra se déplacer aussi puisque c'est à Remiremont qu'il faudra se rendre en voiture.





















lundi 20 avril 2009

Les jonquilles protégées d'Hérival !












La forêt/vallée d’hérival lorsqu’elle a été déboisée au XIV siècle a sans doute bien surpris les moines défricheurs quand quelques décennies plus tard…
Les jonquilles ont envahi leurs prés pendant la première quinzaine d’avril.
(J’annonce quelques décennies, mais rien n’est dit dans les textes, je pense qu’ils ont été bien surpris d’en voir autant en amont d’une vallée saônoise.)

La vallée devient jaune et verte !

Dans les années 1980, les cueilleurs de la Haute-saône furent si nombreux à faire des razzias dans nos prés que nous avons décidés d’en interdire la cueillette.
Ce ne fut pas difficultés et sans insultes.
Des centaines de personnes envahissaient les près alors que les jonquilles n’étaient pas encore jaunes.
Jamais nous n’avions vu nos près entièrement fleuris avant cette interdiction musclée.
Nous sommes très contents d’avoir pu endiguer ces vagues de cueilleurs qui étaient devenus si fourmillante avec leurs chevaux fiscaux.
Je n’ai pas connu le temps des cueilleurs d’avant les années soixante, ils arrivaient en vélo ou à pied, ceux-ci avaient bien mérité leur bouquet !

Qu’on se le dise ; nous n’interdisons à personne de photographier « nos » jonquilles et il est possible de s’installer sur les promontoires naturels pour admirer ces milliers de fleurs du printemps.













Il va falloir attendre avril 2010 pour voir les prochaines jonquilles, celles de cette année sont fanées.





à l'année prochaine!

dimanche 18 janvier 2009

Un hôte bien caché!



Vous me vexeriez si vous n'agrandissiez pas certaines images.















Chers vieux chambranles des fenêtres du Prieuré d’Hérival,
Chers ventaux du XVIIIe siècle qui se disloquent,
Chers petits carreaux de verre bullés.
Vous avez tous bien vécu !
Vous êtes en chêne pourri par le bas, vous ne maintenez plus vos carreaux, il faut vous descendre, la relève est en bois exotique laqué, c’est du double vitrage, il faut l’accepter.



J'ôte les deux ventaux avec précaution, vous êtes en piteux état.
Je vous démonte, boiseries de l’encadrement de la fenêtre, avec précaution avant d’extraire les chambranles exténués.
J’extrais délicatement vos quatre panneaux de sapin vermoulu.
Je libère ainsi la place pour le spécialiste des fenêtres neuves d’usine.
Je place précautionneusement les vieux panneaux les uns sur les autres dans la pièce encombrée.
En me redressant et en me retournant afin de, finalement, démonter les chambranles, je lève la tête et…
je vois un petit bonhomme qui tend ses petits bras vers la cour du prieuré ; sans me voir.
Il vient de voir le jour.



Il était bien caché derrière le panneau gauche de cette fenêtre à l’abri de la lumière du soleil levant.
Cette fenêtre est placée juste au-dessus du porche.
Le bonhomme est petit, il a un pied en avant, sa redingote est dessinée par transparence sur son corps.
On distingue bien la découpe du rabat de la poche des costumes de cette époque ; le col est aussi un élément du costume qui nous transporte au XVIIIe.








Bonjour Monsieur !
Vous êtes qui ?
Que faisiez-vous derrière l’un de ces quatre panneaux de bois ?
Vous y êtes depuis presque deux siècles, plaqué comme une image dans un carton à dessin fermé.
Vous êtes réalisé à la sanguine.
Par qui ?
Vous avez la chevelure nouée sur l’arrière.
Votre dessinateur semble à l’aise avec son bâton de sanguine et pourtant il est assez maladroit ; il vous a fait l’œil un peu proche du front.
Aisance à la caricature ou maladresse d’une personne qui dessine à l’occasion ?








Bons jours à l’air libre !

C’est vous aussi, Monsieur le dessinateur qui avez laissé une tête sur le porche de la porte de grange de chez Violette notre défunte voisine. Je reconnais bien votre coup de crayon, heu, de sanguine. C’est la même tête, l’œil est aussi haut placé.







Que faisiez-vous ici en 1750 ou en 1790 ?

C’est vous l’homme en redingote ou bien vous croquiez un homme planté dans cette position au milieu de la cour du Prieuré d’Hérival ?
Vous étiez là lors de la construction, j’en suis certain.
Vous saviez très bien que votre personnage dessiné sur le grès allait se faire recouvrir par ce panneau de bois.
Vous ne l’auriez pas dessiné là si vous n’aviez pas été certain qu’il allait se faire recouvrir des planches de la boiserie.
Vous l’avez voulu ainsi, ou était-ce seulement un jeu sans importance ?
Les belles pierres de grès blanc semblent avoir été votre carnet de croquis lors de vos pauses.
C’est vous aussi qui avez laissé ces bâtons de compte à la sanguine sur ces pierres ? Vous comptiez les poutres, les sacs, les lames de bois ?

Nous, nous vous laisserons voir le jour et la nuit tous les jours et toutes les nuits.

Bientôt, vous ferez partie de la famille, on vous tutoiera.

« T’es qui ? »


















samedi 15 novembre 2008

Survol de la vallée d'Hérival.








C'est très important d'agrandir cette photo aérienne.
Merci Gérard Delon!

j'ai téléscopé le plan du XVIIème avec le lieu tel qu'il est aujourd'hui en 2008.