Début Juillet début des travaux.

"Je suis dans les travaux jusqu’au bout des articulations des doigts qui me font mal le soir quand je me couche.
J’avais pensé que je ne recommencerais plus de ma vie qui diminue des travaux de cette envergure que je n’aime pas contrairement à ce que l’on pourrait croire.
C’est un sacré chantier dans l’appartement, il y a des draps et des tissus qui protègent tous les meubles de la poussière, ce qui n’empêche pas les dépôts et l’incrustation. La poussière c’est à cause des trous qu’il faut creuser pour refaire notre système électrique qui date de mathusalem.
Et aussi et surtout, notre salle de bain est vétuste avec sa belle baignoire que je garde, mais j’isole mieux le plafond, j’y fais une autre fenêtre moins hublot au perfo et une ventilation qui nous évitera d’avoir des moisissures sur le plafond.
Toutes ces catastrophes occupent d’autant plus que les canalisations d’arrivée et de départ des eaux étaient incertaines ; il a donc fallu creuser profond et large.
On prend les douches chez notre voisin Gilémon.
Il n’est guère d’actualité d’héberger des Hôtes cet été comme les autres années.
Je travaille déjà toute l’année comme un forcené et je remets cela cet été, ça me déprime un peu. Bon, ce n’est pas du travail de même catégorie, mais je préférerais m’occuper de Malili quand elle est de bonne humeur ce qui n’était pas le cas ce matin quand j’ai voulu l’amener avec moi acheter du plâtre et du ciment à l’aube… Mais la plupart du temps, elle est trop adorable espiègle, tonique, chiante avec toujours l’envie de faire quelque chose et notamment de manger des fruits rouges. C’est la saison des groseilles pour nous. Beignets et confiture, on s’en met plein la lampe, et on cueille entre deux orages.
Tiens, je parle du temps, mais je ne le vois pas puisque je suis dans ma salle de bain complètement cassée huit heures par jour avec quelquefois de l’aide et souvent non.
Ma solitude d’ouvrier me permet de méditer sur mon sort de presque retraité qui a encore un mois pour décider avant de prendre la véritable décision irréversible en septembre pour juin 2010.
Je suis donc assez bref parce que je dois aller me coucher de bonne heure et cauchemarder de voûte de salle de bain, d’isolation, de carrelage et de robinets…
À bientôt pour d’autres aventures plus artistiques de maçon, de plâtrier et de carreleur.
Gilbert."
Début septembre 2009, c'est fini.






"Bravo pour la salle de bain qui mérite d'être arrosée au Corton Charlemagne en mars prochain."
Anne.
Elle n'est pas encore finie!
J'ai enfoncé un caddie de super market dans le mur et je dois encore peindre la queue du dragon ces-jours-ci.
L'éclairage aussi est encore à faire, c'est Philippe qui me prépare ces vieilles lampes de salle de sciences de lycée.
Un globe de lampe s'enfonce dans le mur comme le caddie...
Les petites mosaïques de mon époque Gaudi s'opposent aux gros carrelages blancs de 20X20 Reynaud.





















