samedi 16 août 2008

Aile Sud d'Habitation.


















Lorsque nous nous sommes installés dans cette vallée le Prieuré lui-même ou du moins ce qu'il en restait, nous a paru trop grand, trop impressionnant, alors nous avons commencé par refaire le toit et un plancher en béton pour ce long bâtiment de 28 mètres étroit de 6 mètres.


Nous avons pu refaire pièce par pièce, d'années en années depuis 1974.
Voici quelques photographies.


























































J'ajouterai d'autres photos et un plan.
Donc, à suivre.














vendredi 15 août 2008

L'intérieur du Logis des Hôtes





































C'est vrai que je n'avais pas encore inséré de photographies de l'intérieur du seul bâtiment qui n'a pas été démoli après la Révolution!







Nous nous servons beaucoup de ce bâtiment, mais nous n'y habitons pas toute l'année.
Gilémon à l'âge de 14 ans y a eu sa chambre à l'étage.



Accès à l'étage par un escalier intérieur taillé dans le plafond de la grande cuisine.
( Cet escalier a été fait après la Révolution de façon à ne pas avoir à passer par l'escalier extérieur.)














Il y a quatre espaces habitables; la cuisine, le poêle, la chambre de Gilémon et la chambre aux alcôves.
Des escaliers intérieurs et extérieurs y ménent, un couloir longe les deux chambres à l'étage.


L'autre partie du Prieuré, symétrique par rapport au porche, n'est pour l'instant qu'un vaste hangar qui pourrait être transformé en un grand logement pour Gilémon et pour Gibald.



















La montée d'escalier et son plafond.
( C'est l'accès à l'étage par l'extérieur, l'accès prestigieux d'avant la Révolution.)


























Les fonds de boîtes de jouets de Gilémon sont collés dans le plâtre au-dessus du porche de l'entrée à 5 mètres de haut.






















mercredi 18 juin 2008

7ème CUCARACHA, Labiche en Jaune.


























































































































jeudi 14 février 2008

Vieux mur chamboulé.



















Vieux  MursMurs.






Un vieux mur en ruine de 500 mètres longe un chemin qui mène au fond d’un ancien pré appartenant au Prieuré d’Hérival.
Les pierres de ce mur ont toutes été chamboulées par le temps, les racines, l’eau…



Le chemin ne mène plus au fond d’un pré depuis longtemps, il conduit à la forêt, il est rarement utilisé.



De ce chemin, donc à quelques centaines de mètres, quand on se retourne, on voit bien le « Bâtiment des Hôtes », l’unique bâtiment, les autres parties du Prieuré ont été démolies après la Révolution.



Pour le plaisir, mais aussi pour rien, et aussi en pensant à mon père qui était maçon, je reconstruis ce mur.



Je l’ai redressé sur une vingtaine de mètres.



Il reste plus de quatre cents mètre de serpent de mer à raccommoder…






Mon père aimait "le pinard", comme il aimait à le nommer. En 1945, le mot vin est présent dans presque toutes les lettres qu'il envoya à son tuteur (mon père était orphelin).

À la Libération, il devint maçon.

En 1955, (j'avais sept ans) il tomba d'un échafaudage et se brisa le crâne, l'os du rocher était en éclats. Il avait sans doute bu quand cela lui arriva? (Mais je ne suis sûr de rien.) Ses camarades, par solidarité, témoignèrent que non. Il se remit très mal de cet accident et fut déclaré invalide civil quelques années plus tard, après bien des démêlés avec la Sécurité Sociale qui régulièrement voulait le voir retravailler.
Mon père se sentait diminué : j'ai souvenir de cela.



Les médecins lui avaient interdit le vin et le tabac. Il ne put accepter ce sacrifice. L'alcool le mina progressivement. Après son accident il lui fallait très peu d'alcool pour être complètement saoul : il n'était plus à la même enseigne que les autres buveurs, les années comptèrent triple pour sa constitution physique.



Malgré les circonstances atténuantes dues à son accident du travail, mon père me faisait honte, il me gâchait mon plaisir quand je revenais en permission de fait, je préférais retourner dans ma caserne.






































vendredi 4 janvier 2008

Murmures disjoints























Demande d’aide.


Le toit du Prieuré d’Hérival est maintenant en bon état, il est fiable, quelques ardoises seront à changer tous les ans.



Ce toit récemment réparé mettra au sec les murs et les chambres du « Logis des Hôtes » pendant longtemps.
Ce qui n’était pas le cas avant 2006 !
Pourtant, le bâtiment n’est pas tout en fait en sécurité, deux de ses murs peuvent s’effondrer ; le mur Sud et une partie du mur Ouest.

Ce bâtiment a été construit sur un terrain en pente.


Le terrain choisi pour implanter l’ensemble du Prieuré, entre le XVe et le XVIIe siècle a été remblayé. Il a été remblayé soit avant la construction soit au fur et à mesure de la montée des murs; recouvrement des murs par la terre extraite de la pente du versant Nord.


Le mur étroit Sud, dans la pente, sans ce remblai, serait d’une hauteur de six mètres supérieure au mur étroit Nord qui monte déjà à 9 mètres à la sablière.

Depuis plusieurs siècles, le remblai s’est stabilisé, mais c’est une évidence que les trois murs les plus au Sud ont souffert d’instabilité, plus que les autres murs. La malheureuse preuve est qu’une partie d’un des murs, la moitié Sud de la façade Ouest, s’est écroulée au début du XXe siècle. Son pendant Est est, lui aussi tombé après 1946.



Un seul des trois murs construit sur le remblai est encore d’origine, c’est le mur transversal Sud de 8 mètres de large. Combien de temps tiendra-t-il encore ?
Les deux murs se sont écroulés!
Oui, mais ils ont été reconstruits quelque temps après leur chute.
L’un, le mur Est a été bien reconstruit avec de bons matériaux en 1973.
L’autre, le mur Ouest, celui de la magnifique façade historique de grès rose, dans lequel est intégré la porche de grès blanc, a été reconstruit de manière assez particulière.
Conséquemment, aujourd’hui, il est fragile!



Voici les détails de sa reconstruction inconséquente du mur Ouest.



Les pierres n’ont jamais été croisées dans la largeur du mur de 50 centimètres. C’est insensé! Donc sur toute la hauteur, aucune pierre ne maintient transversalement le mur unique de 50 cm de largeur. Il est monté dans sa largeur comme deux murs étroits séparés, l’un de l’autre, liés par seulement du sable et de la mauvaise chaux. 1- Le mur de façade est épais d’environ 30 centimètres, cela dépend de la largeur des magnifiques parallélépipèdes de parpaings de grès rose taillé.
2- le deuxième petit mur intérieur fait de pierres gréseuses aux formes moins anguleuses, plus rondes, donc moins stables ne fait pas plus de 25 centimètres de large.
Cet appareillage intérieur du mur qui devait compter sur le lit de mortier pour être bien stable sous un toit étanche a perdu progressivement sa stabilité. Ce lit de pierres a perdu ses coussinets stabilisateurs à base de chaux et de sable comme un sablier qui écoule le temps… De la chaux sans doute de mauvaise qualité ou utilisée en trop faible quantité ? Aujourd’hui ce mélange est sableux, il s’écoule lentement par les joints horizontaux et verticaux au rythme des murs du son des avions et des petits séismes que subit la région. Aujourd’hui, dans les interstices des pierres, les oiseaux peuvent nicher.
Le sable ne peut s’écouler qu’à l’intérieur de la maison, puisque les joints de la façade de grès rose ont été cimentés bien après la reconstruction du grand mur. On ne sait pas exactement quand ? Vers 1920, 1930, 1950, c’est difficile à préciser, le mortier est bien foncé, il est solide. Les joints des belles pierres de grès rose n’ont pas été soigneusement faits: ils ont plutôt été barbouillés. Les joints ont été systématiquement barbouiller de manière à éviter la pluie battante d’Est de pénétrer par le mur dans le grenier à foin.
Le sable des joints ne s’écoule qu’à l’intérieur du bâtiment, dans les greniers à foin d’avant 1970. À l’intérieur donc, les pierres se sont disjointes régulièrement. Leur lit de sable chaulé a diminué de manière irrémédiable jusqu’au jour où une grande partie du mur intérieur s’est écroulée en 1985 ; pour la deuxième fois donc ! Mais cette fois seulement vers l’intérieur.
Nous avons paré au plus pressé, en colmatant immédiatement ce trou béant; l’ensemble du mur Ouest menaçait de s’écrouler vers l’intérieur !
Vingt ans plus tard le mur intérieur rafistolé est surveillé, mais récemment, en 2006, les couvreurs charpentiers en changeant la sablière vermoulue se sont aperçus avec une certaine frayeur que le dessus du mur Sud de 9 mètres de long, le seul à ne jamais être tombé! ...Que ce mur pouvait être séparé en deux à la main dans le sens de son épaisseur, 50 cm !
Un chaînage en béton de 9 mètres aurait pu améliorer le maintien de cette partie supérieure du mur. Il aurait fallu couler du béton armé entre les deux murs montés séparément, mais le devis de 2006 ne nous permettait pas d’augmenter le prix des travaux de couverture déjà bien élevé ?
Ce sont donc les couvreurs qui nous ont rappelé à l’ordre !
Je n’avais pas oublié la faiblesse de ce mur, mais une appréhension à investir une nouvelle fois de grosses économies pour sauver le dernier mur qui menace de tomber nous fait reculer.
Nous avons fait faire le devis pour ce travail de chaînage, d’injection et de crépis pour les deux murs intérieurs sur toute leur hauteur.
Les travaux s’élèvent à 20 000 euros, c’est beaucoup. Nous demandons de l’aide, mais…
Mais, ces travaux de consolidation par injection de béton se feront par l’intérieur et ne laisseront rien de visible à l’extérieur, ce qui ne nous permettrait pas d’obtenir une aide de La Fondation du Patrimoine et du Conseil Général comme pour une partie du toit en 2006.
Pourtant,
Il faut admettre que si un immense mur intérieur,7x15m, tombe pour les différentes raisons que j’ai exposées, l’extérieur lui aussi s’effondra !



Cela arrivera si l’on ne fait pas ces crépis intérieurs.
Trois fois déjà, et à tour de rôle les murs Sud se sont écroulés.
Un seul mur reste intact a été construit par les moines au XVIIIe, c’est celui que les couvreurs ont fait bouger de leurs mains du haut de leur échafaudage.
Nous préférerions, bien sûr, investir dans les fenêtres du Prieuré qui se verraient, et pour lesquelles nous aurions sans doute une aide. Nous préférerions investir dans bien autre chose de visible pour le promeneur, pour le touriste, pour nous!


Deuxième problème important pour la solidité de l’édifice.

Que les murs soient maintenus par une injection de mortier dans les profondeurs des joints pour relier les deux murets montés séparément qui se sont vidés de leur sable chaulé est une opération indispensable à faire d’urgence, mais je pense que cela ne réglerait pas les problèmes des fondations.
Il est certain que la terre des fondations est stable aujourd’hui, mais les bases des murs ont bougé.
Et, pour maintenir le mur vertical, il manque au sol une semelle perpendiculaire. Une semelle de béton enterrée au minimum à un mètre de profondeur, dans la largeur Sud du mur du Logis des Hôtes.
La somme s’élève à 10 000 euros.
Les deux devis sont impressionnants, je pense qu’il n’y a pas besoin de trois couches de crépis sur les murs intérieurs ; une seule couche ferait baisser la somme, mais il y a les échafaudages à installer. Nous n’avons pas besoin d’un mur neuf et lisse mais seulement une consolidation ; seulement une injection de béton pour préserver le mur extérieur vu de tous, et porteur du toit... J’insiste sur ces deux points!



Bonus :Voici une photographie du début du XXe siècle sur laquelle on voit les deux fenêtres bouchées après la Révolution lorsque cette partie du Prieuré est devenu une ferme. Cette partie du bâtiment est devenue un grand grenier à foin, les cloisons ont été cassées, les fenêtres fermées, l’étage inférieur fut transformé en étable. Personne ne sait exactement ce qu’était cette partie avant la Révolution.

Monique et Gilbert Villemin, les propriétaires depuis 1971.














mercredi 10 octobre 2007

Voici les photos page par page de la brochure de Dom Galli, elle est la référence pour l'histoire du Prieuré d'hérival.













Si vous vous voulez survoler l’histoire du Prieuré d’hérival, laissez tomber ces pages, ne lisez que la petite introduction de ce blog appelée;
condensé d'histoire.















La pagination en rouge calligraphique est fantaisiste, c'est fait pour vous rendre actif!

...De cette manière vous devrez manier de la touche de clavier ou mieux, de la molette de souris ou autre méthode. Sur Mac Pro par exemple; glisser avec les deux doigts, c'est super pratique!

Toutes les pages de la brochure sont photographiées, mais elles ne sont pas toutes à lire!
Ne lisez que les pages suivantes ;
13. 15. 17. 12. 22. 26. 28. 36. 31. 29. 27. 25.







































































































vendredi 28 septembre 2007

Les Fleurot rebouteux d'Hérival.











Os et Ostéologistes.



Voici les photographies d'un fascicule assez rare.
Toutes les pages y sont.
Les photographies insérées proviennent du Prieuré d'Hérival: le squelette est depuis longtemps dans une armoire. Avant 1971, c'est à dire avant que nous soyons propriétaires de ce lieu, les touristes venaient régulièrement "voir le squelette".
Depuis, cette date nous n'ouvrons l'armoire qu'à certaines occasions; journées théâtrales, journées du patrimoine et autres cas de figure que nous étudions à chaque fois.